Mayonnaise

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Gabriel Rivages mêle ici son destin à celui de Richard Brautigan. Il part à la rencontre de l’écrivain qui a changé sa vie. Sur les traces de celui qu’on a surnommé le dernier des beatniks, Rivages arpente à nouveau la côte ouest américaine. On passe par l’Oregon où Brautigan a grandi et par San Francisco où il devient écrivain. On croise aussi la grande et la petite histoire. Dans l’Amérique des sixties, Janis Joplin chante Mercedes Benz et offre son écharpe au futur auteur de La pêche à la truite en Amérique. Celui qui vendait ses poèmes au coin des rues dans Haight-Ashbury et North Beach devient célèbre. Pendant des années la poésie le sauve. Brautigan se tire une balle dans la tête en octobre 1984 dans sa maison de Bolinas. Les histoires de Brautigan ont toujours une fin étonnante.

Mayonnaise est le deuxième roman de la trilogie 1984, qui traverse le xxe siècle sur les traces de trois figures américaines. Le premier, Hongrie-Hollywood Express, a pour protagoniste Johnny Weissmuller, athlète olympique et premier Tarzan du cinéma parlant. Pomme S, qui clôt la trilogie, met en scène Steve Jobs et la révolution informatique.

« Et ce qui semblait au départ un exercice de style éclectique dévoile, avec Mayonnaise, une vaste toile d’araignée tissée patiemment par Éric Plamondon, qui nous prend de plus en plus dans ses filets. »
— Chantal Guy, La Presse
 
« Mayonnaise est aussi une jubilatoire manière d’envisager la narration comme un incessant zapping entre différents sujets (la pêche, le divorce des parents de Rivages, l’invention de la machine à écrire, les menus détails de la vie de Brautigan, son suicide), différentes époques et différents genres (un bout de poème peut suivre une revue de presse). Avec la désinvolture des chefs maniaquement minutieux, Plamondon découpe et ordonne des fragments dont la complémentarité n’est pas toujours d’emblée évidente. »
— Dominic Tardif, Voir
 
« Plamondon réussit ainsi, grâce à l’admirable architecture de son roman et à la vivacité de son œil, à créer quelque chose d’infiniment rare : une œuvre à la fois épique et intime, qui donne le sentiment de contempler la marche de l’humanité en observant un objet de la grosseur d’un dé à coudre, là où Philippe Djian disait que Brautigan pouvait faire tenir une tragédie grecque. »
— Laurence Côté-Fournier, Liberté
 
« Le livre? La mayonnaise? “Parfois elle prend, parfois elle ne prend pas.” Ça dépend du mouvement qu’on imprime à son outil, de l’insouciance calculée. À ce jeu-là, Plamondon est assez fort. »
—Christian Desmeules, Le Devoir

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